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Aïd Al-Adha : hausse des prix des moutons et durcissement du contrôle sanitaire

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À l’approche de Aïd Al-Adha, prévu le mercredi 21 juillet, les éleveurs annoncent une hausse moyenne de 500 DH du prix de vente de chaque mouton, et ce, selon la race et les régions. Ces derniers expliquent cette hausse tarifaire par les répercussions économiques de la pandémie de la Covid-19, qui ont provoqué une augmentation des charges d’élevage des bêtes ainsi qu’une diminution de l’offre. De plus, les autorités prévoient un durcissement du contrôle sanitaire dans les villes du Royaume afin d’éviter une nouvelle recrudescence des contaminations après cette fête.

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Encore une fois, Aïd Al-Adha arrive dans un contexte délicat. Selon l’astronome marocain Hicham El Aissaoui, cette fêtesera célébrée le mercredi 21 juillet au Maroc, alors quel’Arabie saoudite et d’autres pays musulmansla célébreront le mardi 20 juillet. Ainsi, plus que quelques semaines avant la célébration de cette fête.

Cette année, suite aux graves répercussions économiques de la pandémie de la Covid-19 cumulées depuis l’année dernière, les éleveurs préviennent qu’il faut s’attendre à une hausse des prix des moutons. Ces derniers indiquent que pour le moment le prix de vente est fixé à 50 DH/kg, mais une hausse moyennede 500 DH par mouton pourrait être appliquée selon la race et les régions. En effet, poursuivent-ils, le marché n’a toujours pas retrouvé sa stabilité, carles conditions climatiques du pays ne permettent pas d’améliorer la qualité et la quantité de l’offre et que la pandémie a fait souffrir les bourses.

Une faible demande cette année

Pour Aïd Al-Adha 2021, l’offre en ovins et caprins destinés à l’abattage n’est pas encore abondante. Le marché du bétail attend encore l’arrivéede troupeau des zones de l’Atlas, notamment la race de Timahdite, et d’autres régions, rapporte Les Inspirations Éco ce jeudi 1er juillet. La même source souligne que les éleveurs estiment qu’en raison des effets économiques de la crise sanitaire, les Marocains seront plus intéressés cette annéepar l’achat de petits moutons. Cette baisse de demandes affectera grandement les caisses des éleveurs, qui à leur tour sont confrontés à une hausse de 20% des prix des principaux aliments de bétail. Ils avancent que les tarifs de fourrages s’élèvent désormaisà 3,5 DH pour le maïs, 1,8 à 2 DH pour la paille, 3 DH pour la luzerne, 3,2 DH pour le blé, 2,70 DH pour le son de blé, 6 DH pour le soja et 3,1 DH pour la coque de soja. Cependant, les professionnels de ce secteur ne perdent pas espoir et misent sur l’arrivée des Marocains résidant à l’étrangerpour remonter la pente et assurer debonnes affaires.

5,8 millions de têtes d’ovins et de caprins déjà identifiées

Au 17 juin 2021, 5,8 millions de têtes d’ovins et de caprins destinés à l’abattage pour Aïd Al Adha ont été identifiés par la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR) et l’Association nationale ovine et caprine (ANOC). L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a pour sa part assuré que la santé du cheptel national est satisfaisante. Il explique que les Marocains ne doivent acheter que les bêtes identifiées, c’est-à-dire celles qui portent une boucle jaune affichant un numéro de série, la mention « Aïd Al-Adha » et le logo montrant la tête d’un mouton. L’ONSSA ajoute que l’opération d’identification se poursuit encore au Maroc et que ses services vétérinaires ont enregistré à ce jour plus de 240.000 unités d’engraissement d’ovins et caprins. Aussi, ils ont recueilli 660 échantillons de viande et 359 d’aliments pour animaux, afin de les analyser. Et toujours dans le cadre des préparatifs de Aïd Al-Adha, l’Office contrôle également l’eau d’abreuvement et la circulation des fientes, conditionné par l’obtention d’un laissez-passer auprès de ses services vétérinaires afin de suivre leur traçabilité.

Contrôle sanitaire contre la Covid-19

Par ailleurs, afin d’éviter le scénario dramatique de Aïd Al-Adha de l’année dernière, les autorités publiques ont décidé de renforcer les missions de contrôles dans le Royaume pour sensibiliser la population quant à l’importance du respect des mesures de prévention sanitaire. Ainsi, les campagnes de surveillanceont été renforcées afin de veiller à ce que les citoyens portent correctement leurs masques, sous peine de devoirs’acquitter d’une amende de 300 DH. Ces opérations concernent également les cafés et les restaurants, où les autorités vérifient si la distanciation sociale et la limite du nombre de clients sont respectées.

Lire aussi :Covid-19 : vers un durcissement des restrictions cet été ?

Pour rappel, le Maroc a enregistré cette semaine une nouvelle hausse du nombre d’infections à la Covid-19, notamment après l’allègement des restrictions sanitaires et le lancement de l’opération Marhaba 2021. Plusieurs experts ont prévenu que si les citoyens ne se conforment pas aux dispositions préventives en vigueur, le pays risque de faire face à une troisième vague de contaminations, d’autant plus que les variant britannique et Delta(indien) ont déjà été signalésdans leRoyaume. Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, et son département ont d’ailleurs appelé ce mercredi les citoyens à faire preuve de responsabilité et d’adhérer davantage aux protocoles sanitaires en place afin d’éviter l’instauration de nouvelles restrictions draconiennes qui nuiraient aux activités de plusieurs secteurs.

Lire aussi :Covid-19 : un tournant a été franchi lors de la semaine de l’Aïd Al Adha

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